Corpus

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Synopsis

How have we thought the body? How can we think it anew? The body of mortal creatures, the body politic, the body of letters and of laws, the mystical body of Christ - all these (and others) are incorporated in the word Corpus, the title and topic of Jean-Luc Nancy's masterwork. Corpus is a work of literary force at once phenomenological, sociological, theological, and philosophical in its multiple orientations and approaches. In thirty-six brief sections, Nancy offers us at once an encyclopedia and a polemical program - reviewing classical takes on the corpusfrom Plato, Aristotle, and Saint Paul to Descartes, Hegel, Husserl, and Freud, while demonstrating that the mutations (technological, biological, and political) of our own culture have given rise to the need for a new understanding of the body. He not only tells the story of this cultural change but also explores the promise and responsibilities that such a new understanding entails. The long-awaited English translation is a bold, bravura rendering. To the title essay are added five closely related recent pieces - including a commentary by Antonia Birnbaum - dedicated in large part to the legacy of the "mind-body problem" formulated by Descartes and the challenge it poses to rethinking the ancient problems of the corpus. The last and most poignant of these essays is "The Intruder," Nancy's philosophical meditation on his heart transplant. The book also serves as the opening move in Nancy's larger project called "The deconstruction of Christianity."

Excerpt

Hoc est enim corpus meum: nous provenons d’une culture dans laquelle cette parole rituelle aura été prononcée, inlassablement, par des millions d’officiants de millions de cultes. Dans cette culture, tous la (re)connaissent, qu’ils soient ou non chrétiens. Parmi les chrétiens, les uns lui donnent valeur de consécration réelle—le corps de Dieu est —, les autres, de symbole—où communient ceux qui font corps en Dieu. Elle est aussi parmi nous la répétition la plus visible d’un paganisme obstiné, ou sublimé: pain et vin, autres corps d’autres dieux, mystères de la certitude sensible. Elle est peut-être, dans l’espace de nos phrases, la répétition par excellence, jusqu’à l’obsession—et jusqu’à faire que «ceci est mon corps» est aussitôt disponible pour une foule de plaisanteries.

C’est notre Om mani padne …, notre Allah ill’allah …, notre Schema Israël … Mais l’écart de notre formule mesure aussitôt notre différence la plus propre: nous sommes obsédés de montrer un ceci, et de (nous) convaincre que ce ceci, ici, est ce qu’on ne peut ni voir, ni toucher, ni ici, ni ailleurs—et que ceci est cela non pas de n’importe quelle manière, mais comme son corps. Le corps de ça (Dieu, absolu, comme on voudra), et que ça a un corps ou que ça est un corps (et donc, peut-on penser, que ça est le corps, absolument), voilà notre hantise. Le ceci présentifié de l’Absent par excellence: sans relâche, nous l’aurons appelé, convoqué, consacré, arraisonné, capté, voulu, absolument voulu. Nous aurons voulu l’assurance . . .

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