Academic journal article Canadian Journal of Regional Science

Do Local Public Finances Influence the Economic Growth of Cities? the Case of the Municipalities of the Tarn Area/Les Finances Locales Influencent-Elles la Croissance Des Villes? le Cas Des Communes Du Departement Du Tarn

Academic journal article Canadian Journal of Regional Science

Do Local Public Finances Influence the Economic Growth of Cities? the Case of the Municipalities of the Tarn Area/Les Finances Locales Influencent-Elles la Croissance Des Villes? le Cas Des Communes Du Departement Du Tarn

Article excerpt

This paper aims at questioning the link between local finances and the economic dynamism of cities. A positive influence of a convention of financial orthodoxy on urban economic growth is assumed, and then tested. The empirical study is based on a sample composed with all the 324 municipalities of the French Department of Tarn. Assumptions are tested using OLS regressions. The database includes budgetary, fiscal and distance variables. The conclusions are detailed in terms of local planning, by comparing the impact of distance, spatial inertia, and budgetary orthodoxy.

Resumes

L'objet de cet article est de questionner l'articulation entre finances locales et dynamisme economique des villes. Nous chercherons a verifier si le choix d'un mode de gestion base sur une 'convention d'orthodoxie budgetaire' agit positivement sur le dynamisme economique de cette meme ville. Nos observations sont constituees de l'integralite des 324 communes du departement du Tarn (France). Nos hypotheses seront testees au moyen de regressions a partir de variables budgetaires, fiscales ainsi que de distance. Les conclusions confronteront impact de la distance, de l'inertie, et de l'orthodoxie budgetaire.

Introduction

L'objet de cet article est de questionner l'articulation entre finances locales et dynamisme economique des villes. Ce questionnement prend appui sur les interactions, frequemment mises en exergue par les medias de tous genres, entre derives des finances publiqucs, hausse de la fiscalite et effet repulsif sur le dynamisme economique local.

Pour autant, l'existence de retroactions strategiques d'entreprises et de menages votant en quelque sorte << avec leurs pieds >> n'est pas un fait acquis. Il n'est empiriquement pas etabli que les menages, par exemple, sanctionnent effectivement toute derive par rapport au principe d'equivalence ricardienne, qui se manifesterait a leurs depens. Rares sont en effet ceux qui anticiperont une hausse future de la fiscalite consecutive a un accroissement actuel de l'endettement, et qui seront capables d'etablir une reelle strategie de localisation, basee sur un calcul economique rationnel.

Des lors, cela revient a se demander si les decisions en termes de finances locales, expressions d'une volonte politique interne d'ajustement conjoncturel, sont reellement de nature a influencer la croissance d'une ville, ou bien si les determinants externes et contextuels de cette politique (qu'ils s'expriment par l'inertie de l'histoire ou par les contraintes d'accessibilite geographique) tracent un cadre dont toute politique de gestion locale aura du mal a s'affranchir. Plus precisement, au niveau methodologique, nous chercherons a tester la validite des hypotheses suivantes :

* H1 : le choix d'un mode de gestion des finances d'une ville base sur une "convention d'orthodoxie budgetaire" (Thomas 2005) agirait positivement sur la croissance de cette meme ville (et inversement pour un management public local reposant davantage sur l'endettement, base sur une convention de nature "keynesienne")

* H2 : la croissance des villes serait en partie determinee par un effet d'inertie, les evolutions historiques precedentes alimentant une logique de croissance cumulative.

* H3: la proximite vis a vis de Toulouse jouerait un effet d'entrainement (et non pas de << pillage >>) visant a accroitre les potentialites de croissance des communes tarnaises.

* H4 : les considerations financieres (H1) exerceraient un impact sur la croissance des villes qui prevaudrait sur celui genere par le poids de l'histoire (H2) ou par les facilites de l'accessibilite geographique (H3)

Ainsi, toutes choses egales par ailleurs, plus une commune disposerait d'une epargne brute importante, plus elle pourrait autofinancer ses investissements et/ou accroitre leur montant, moins ses charges d'interet et de remboursement des dettes seraient lourdes, moins elles amputeraient les ressources de l'annee suivante (epargne nette accrue). …

Search by... Author
Show... All Results Primary Sources Peer-reviewed

Oops!

An unknown error has occurred. Please click the button below to reload the page. If the problem persists, please try again in a little while.