Academic journal article Canadian Ethnic Studies Journal

Discrimination et Linguicisme Au Quebec: Enquete Sur la Diversite Ethnique Au Canada

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Discrimination et Linguicisme Au Quebec: Enquete Sur la Diversite Ethnique Au Canada

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Abstract

After defining discrimination and linguicism, the first part of the paper provides a brief overview of employment problems experienced by minority groups in Quebec. Part two offers results from a special analysis of the Ethnic Diversity Survey (2003) dealing with experiencing discrimination in Quebec and in the rest of Canada. Results show that in Quebec, anglophones are more likely to report being victims of discrimination than francophones and language/accent is seen as the main cause of discrimination for both francophones and anglophones. In the rest of Canada skin colour is seen as the main cause of discrimination for anglophones, while francophones see language/accent as the main cause of discrimination. Clearly linguicism is seen as the main cause of discrimination in Quebec for both francophones and anglophones, while this is the case only for francophones in the rest of Canada.

Resume

Cet article presente d'abord une definition de la discrimination et du linguicisme suivi d'un apercu des problemes de groupes minoritaires au Quebec lies a ces formes d'exclusion sur le marche de l'emploi. Ensuite, l'article presente des resultats de l'Enquete sur la diversite ethnique (2003) sur la discrimination au Quebec et dans le reste du Canada. Les resultats montrent qu'au Quebec, les anglophones sont plus susceptibles d'etre victimes de discrimination que les francophones et qu'une majorite de francophones et d'anglophones victimes de discrimination percoivent que celleci est causee par la langue et/ou l'accent. Dans le RDC, plus de la moitie des anglophones attribuent la discrimination subie a leur << couleur >> alors que la majorite des victimes francophones l'attribuent a la langue et l'accent. Alors que dans le RDC, le linguicisme est subi surtout par les francophones, au Quebec le linguicisme s'avere la principale cause de discrimination pour les francophones comme pour les anglophones.

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J'ai fait une priorite de la lutte contre les discriminations qui sont a l'origine des problemes actuels. Il faut diversifier l'emploi au maximum, depuis l'embauche jusqu'a la promotion des carrieres. Pour les minorites visibles, mais aussi pour les femmes, les seniors ou les handicapes, afin que chacun trouve sa place.

Azouz Begag, Ministre delegue a la Promotion de l'egalite des chances, France, Entrevue de Paris Match, 10-16 novembre 2005, 103. Les etudes demontrent que les prejuges et la discrimination sont des facteurs qui nuisent a l'integration des immigrants et des minorites visibles. En France, en novembre 2005 la violence dans les banlieues fut en partie attribuable au sentiment de revolte de jeunes 'Blacks' et Maghrebins tres frequemment cibles par les policiers lors de controles d'identite dans les transports en commun, dans la rue et dans les magasins. En sus, les jeunes d'origine maghrebine nes en France n'acceptent pas d'etre victimes de prejuges et de discrimination dans le monde du travail et du logement (Blier et de Royer 2001; Barrette et al. 2004). La politique d'assimilation des minorites culturelles et linguistiques est en panne et le mythe fondateur republicain ne suffit plus a masquer le traitement inegal inflige aux immigrants et aux minorites visibles (Jennings 2000).

Qu'en est-il de la situation au Quebec ou la politique d'integration favorise plutot un respect de la pluralite culturelle issue de l'immigration, mais ou aussi, comme dans le reste du Canada, les minorites visibles estiment etre trop souvent victimes de prejuges et de discrimination (Samuel 1997; Satzewich 1998; Rea et Tripier 2003; Renaud et al. 2004)? Sans passe colonial et beneficiant d'une immigration diversifiee issue de tous les continents, le Quebec semble difficilement comparable a la France. Mais Montreal et Paris, deux villes majoritairement francophones, ont en commun un pourcentage assez faible d'immigrants (environ 18% de la population metropolitaine de chaque ville) comparativement a de grandes metropoles comme Miami, Amsterdam, Toronto, Vancouver, New York, Sydney et Londres (figure 1). …

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