Academic journal article Canadian Journal of Education

Perception Des Etudiants En Psychologie a L'egard Du Plagiat Aux Etudes Postsecondaires et Evaluation D'un Outil De Prevention

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Perception Des Etudiants En Psychologie a L'egard Du Plagiat Aux Etudes Postsecondaires et Evaluation D'un Outil De Prevention

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Introduction

Le plagiat est un probleme connu et pris au serieux par le milieu universitaire. Il est generalement entendu comme le vol d'idees, qui relevent d'un ou de plusieurs champs de connaissances et qui n'appartiennent pas a la culture generale, ou de mots d'un auteur dans le but de les faire passer comme s'ils venaient de soi (Jiang, Emmerton, & McKauge, 2013 ; Park, 2003). Les prevalences elevees documentees dans plusieurs universites a travers le monde appuient l'importance de se preoccuper de ce phenomene.

Les etudes recensees divisent generalement les infractions scolaires en deux grandes formes : la tricherie durant les examens et le plagiat lors de la redaction de travaux (Christensen Hughes & McCabe, 2006; Devlin & Gray, 2007; Park, 2003). La tricherie, survenant generalement lors des examens en classe, est consideree comme etant volontaire (Hosny & Fatima, 2014 ; Page & Jolicoeur, 2015), alors que des auteurs considerent que le plagiat en contexte de redaction de travail peut etre commis de facon volontaire ou non (Franklyn-Stokes & Newstead, 1995 ; Park, 2003). Bien que l'intentionnalite soit difficile a etablir, il est reconnu dans la litterature que la meconnaissance ou l'ignorance des normes de citation et de redaction peut conduire aux actions de plagiat (Park, 2003 ; Perry, 2010). Dans de tels cas, puisqu'il n'y aurait pas eu d'intention deliberee de duper ou de voler les idees de quelqu'un, il pourrait s'agir d'un cas de plagiat accidentel, et donc involontaire (Park, 2003). Si certains auteurs sont d'avis que l'absence d'intention est un facteur attenuant (Park, 2003), d'autres soutiennent qu'un etudiant est legalement responsable de ses actes, y compris dans le cas d'un plagiat involontaire (Bugeja, 2001). Certains affirment encore qu'il n'y a aucune excuse qui tienne (Fialkoff, 1993) et que la meconnaissance ou l'ignorance des normes est presque aussi grave que l'intention de plagier (Perin, 1992). Notre intention n'est pas de nous positionner dans ce debat. Quoi qu'il en soit, il nous semble primordial de contribuer a prevenir toute forme de plagiat en ameliorant les connaissances des etudiants sur les normes de redaction scientifique.

Cet article s'interesse au plagiat en contexte de redaction de travaux academiques en milieux collegial et universitaire. Nous avons profite d'un contexte particulier, soit le developpement d'un cours de premier cycle universitaire dans lequel un tutoriel sur la prevention du plagiat a ete presente, pour explorer ce sujet aupres des etudiants. Des donnees sur la prevalence du plagiat seront d'abord presentees pour illustrer l'ampleur du phenomene. Les formes et les raisons de plagier seront ensuite abordees, suivies de la methode et des resultats de la recherche, et finalement de la discussion.

Prevalence du plagiat (1)

Les prevalences documentees dans les etudes concernant le plagiat en milieu postsecondaire varient selon le cycle d'etudes, la forme de plagiat commise, la discipline et le pays concerne (Park, 2003). Ainsi, le contexte dans lequel il survient necessite d'etre pris en compte.

Christensen Hughes et McCabe (2006), dans leur enquete en ligne aupres d'etudiants provenant de 11 universites canadiennes (N = 14 913), rapportent que 53 % des etudiants de premier cycle universitaire et 35 % des etudiants de cycles superieurs ont plagie lors de travaux. En ce qui concerne la forme commise, l'etude de McCabe (2005) aupres d'etudiants (N = 63,700) de premier cycle aux Etats-Unis et au Canada indique que 36 % a 38 % d'entre eux admettent avoir reformule ou copie quelques phrases sans en citer la source ; 14 % avoir falsifie ou fabrique une bibliographie ; et 7 % avoir copie mot a mot une source sans la citer ou s'etre appropries le travail d'un autre. Chez les etudiants de cycles superieurs ayant aussi repondu a un questionnaire en ligne, on compte respectivement 24 %, 7 % et 4 % pour chacune de ces formes (McCabe, 2005). …

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