Academic journal article Canadian Journal of Experimental Psychology

L'influence De la Taille Typique Des Objets Dans Une Tâche De Catégorisation

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L'influence De la Taille Typique Des Objets Dans Une Tâche De Catégorisation

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Résumé Cet article porte sur l'influence de la taille typique dans une tâche de catégorisation. L'originalité de notre travail repose sur l'homogénéité de la taille graphique des stimuli. Nous avons commencé par construire une norme de taille typique des stimuli, celle-ci porte sur la taille réelle des objets représentés par les dessins de tailles homogènes. Ensuite, une expérience d'amorçage a été réalisée dans laquelle les dessins amorces et cibles entretiennent deux types de relations : une relation de taille typique et une relation catégorielle. Lors de la passation, l'existence d'un lien de taille typique entre amorce et cible n'est pas mentionnée aux participants. Les résultats obtenus montrent un effet d'amorçage positif de la taille typique mais pas d'effet de la catégorie. Les résultats sont discutés en regard de l'approche théorique développée par Barsalou et son équipe (1999, 2003). Dans ce cadre théorique, la taille typique peut être assimilable à une connaissance perceptive. De cette façon, la taille typique pourrait être automatiquement simulée par les participants lors de la perception de stimuli connus dans des tailles égalisées.

Abstract This study explores the influence of typical size during a categorization task. The specificity of this experimental work is based on the homogeneity of the graphic stimuli size. We have created a typical size standard of our stimuli, that concerns the real size of the objects represented by the drawings of homogeneous sizes. Then, a priming experiment was performed in which the prime and target drawings had two types of relations: a typical size, and a categorial. The paticipants are naïve as to the typical size relation between prime and target. The results show a positive priming effect of the typical size but not of the category. The results are discussed in term of theoretical approach developed by Barsalou and his colleagues (1999, 2003). In this theoretical framework, the typical size can be considered as a perceptual knowledge. In that way, we propose that participants could automatically simulate the typical size as soon as they perceived the drawings of objects with homegenous sizes.

Cet article porte sur l'impact des connaissances perceptives concernant la taille typique des objets dans une tâche de catégorisation. L'effet de la taille physique des stimuli dans les phénomènes perceptifs est déjà bien documenté. Les travaux classiques de Hastorf (1950) ainsi que ceux de Slack (1956) ont montré que la taille familière d'un objet pouvait biaiser sa taille perçue. De même, pour Ittelson (I960) et Epstein (1965) la familiarité de la taille d'un objet intervient dans la perception de sa distance. Les expériences de Gogel et DaSilva (1987) montrent que la distance perçue d'un objet de taille inhabituelle est faussée pour correspondre à celle d'un objet de taille normale. Cette erreur ne s'accompagne pas d'autres effets directement perceptifs tels que l'inversion de la parallaxe, ce qui pousse ces auteurs à conclure sur le caractère cognitif de la taille familière (voir aussi Gillam, 1995). Bruner et Goodman (1947) ont montré que la taille perçue de pièces de monnaie est surestimée par rapport à des ronds de carton de la même taille et que cette surestimation est proportionnelle à la valeur monétaire des pièces. Moyer (1973) et Paivio (1975) montrent que lorsque des participants doivent répondre le plus rapidement possible à des questions portant sur des comparaisons de taille entre objets (par ex., qu'est ce qui est plus grand (ou petit) entre soit, un loup ou un lion; soit, un chat ou un lion), leurs temps de réponse sont d'autant plus longs que les différences réelles de taille entre les concepts sont minimes. Ces résultats ont été reproduits sur des concepts faisant appel à des objets familiers.

Pour Biederman (1981), l'identification des objets qui composent une scène visuelle est régie par des relations de spatialité et de sémantique. Biederman travaillait sur les processus de reconnaissance des objets dans des scènes visuelles complexes. …

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