Academic journal article Romanian Journal of European Affairs

Les Partis Politiques Européens: Les Grands Absents De la Politique Européenne

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Les Partis Politiques Européens: Les Grands Absents De la Politique Européenne

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Abstract:

Almost twenty years after their first legal recognition by the Treaty of Maastricht, the European political parties have not induced, as some political elites expected it, a "new era of European politics". The 2009 European elections or the current European debates show that these parties remain marginal actors of the European decision-making process. In this context, this article approaches two questions related to the European political parties: first - why have these parties formed and developed if they do not play the role classic political parties do; and second - why aren't they playing this role? The author argues in this article that the answer to the first question is to be found in the spillover process that has been caused by the growth of European Parliament's competencies and by the debate on EU's democratic deficit. As for the second question, both the structure of the European political system and the internal heterogeneity of the European political parties limit their capacity to develop. Thus, it seems that EU's founding compromise between supranational and intergovernmental positions is the most appropriate explanation for European political parties' capacity/incapacity to establish themselves as "key" European actors.

Keywords: European political parties, European democracy, democratic deficit, European elections, spillover

Introduction

En novembre 2007, à l'occasion de l'adoption de la réforme du financement des partis politiques européens, le Vice-président de la Commission européenne (CE) de l'époque, Margot Wallström, affirmait que ces nouvelles réglementations vont « renforcer la communication, le dialogue et l'implication active des citoyens » dans le processus décisionnel européen, permettant ainsi à l'Union « d'atteindre ses objectifs »1 La même réforme était vue par le président du Parti populaire européen, Wilfried Martens, comme un moment clé de la démocratisation de l'Union européenne (UE), car son implementation permettra aux partis politiques européens d'être « au centre du processus politique » dans une « nouvelle époque de la politique européenne »2. Le contexte dans lequel ces nouvelles règles voient le jour est celui de la préparation de la campagne électorale pour le scrutin européen de 2009, l'objectif du Parlement européen (PE) étant de renforcer la participation des électeurs à travers la création d'un « véritable paysage politique européen »3.

Pourtant, tant les campagnes électorales qui ont précédées le scrutin européen de 2009, que l'actualité européenne nous montre que « l'étape décisive vers une véritable démocratie européenne et vers un public européen » n'a pas été réalisée à travers la réforme du financement des partis politiques européens, comme certains acteurs politiques européens l'attendaient4. En effet, lors des débats qui ont précédé les élections de juin 2009, les références aux partis politiques européens « sont restées très limitées » et leur présence « n'a pas été guère plus visible qu'auparavant »5. Ce constat, fait sur base d'une analyse qualitative et quantitative des références aux partis politiques européens dans la presse écrite d'une dizaine de pays de l'UE, est également pertinent pour le cas de la Roumanie. Mentionnés dans les programmes politiques des principaux partis politiques roumains, les partis politiques européens n'apparaissent pourtant que très rarement dans l'espace publique lors de la campagne électorale de mai et juin 2009. Et même quand ils sont mentionnés, ils ne semblent pas être des acteurs à part entière dans le débat, mais plutôt des ressources pour les conflits et controverses entre les partis politiques nationaux. C'était, par exemple, le cas lors du « scandale » autour de l'inclusion de Monica Macovei dans la « Liste des 12 plus mauvais candidats au Parlement européen » publiée par le Parti socialiste européen (PSE) ou encore quand le Parti populaire européen (PPE) a demandé au député européen Adrian Severin de s'excuser auprès du Commissaire européen Jacques Barrot pour les accusations de corruption qu'il lui avait adressées6. …

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