Academic journal article Canadian Journal of Behavioural Science

Questionnaire De la Comparaison De Soi Scolaire Pour Enfants et Adolescents

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Questionnaire De la Comparaison De Soi Scolaire Pour Enfants et Adolescents

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L'étude de divers facteurs potentiellement impliqués dans le fonctionnement et le rendement scolaires de l'élève a connu un essor considérable durant la dernière décennie (Bouffard, Mariné & Chouinard, 2004). Les facteurs internes à l'élève, tels que ses cognitions, ses émotions, ses intentions, et les facteurs externes dont les caractéristiques de son milieu familial et les pratiques pédagogiques utilisées par ses enseignants, agissent de concert pour influer sur sa réussite scolaire. Bandura (1986), Harter (1986) et bien d'autres accordent une place prépondérante aux facteurs personnels, en particulier à la croyance de l'élève dans ses capacités de réussir. Cette croyance, identifiée par Bandura sous le concept du sentiment d'efficacité personnelle, réfère à une évaluation subjective des habiletés et des ressources cognitives que s'accorde la personne dans une tâche particulière. Un concept fortement apparenté est celui de la perception de compétence qui, comme le sentiment d'efficacité personnelle, résulte d'un processus d'évaluation de soi par lequel l'élève en vient à porter un jugement plus ou moins positif sur ses capacités (Harter, 1986). Sur le plan théorique, les deux concepts ont en commun l'évaluation par la personne de ses capacités; ce qui les distingue, et qui se reflète dans la manière de les mesurer, est le caractère spécifique de cette évaluation en regard d'une tâche donnée (par ex., bien conjuguer les verbes du troisième groupe) du sentiment d'efficacité personnelle et le caractère plus général (par ex., être bon en français) de cette évaluation des perceptions de compétence. Dans les deux cas, cette évaluation de ses capacités ne représente pas nécessairement une estimation réaliste de celles que possède effectivement la personne (Bouffard, Boisvert & Vezeau, 2003). Mais, qu'elle soit exacte ou fausse, cette perception joue un rôle important dans son fonctionnement.

Avec l'âge, l'expérience et le développement cognitif, le traitement par l'enfant des informations provenant de diverses sources devient plus adéquat, de sorte que sa perception de compétence s'en trouve davantage reliée aux critères d'évaluation de ses capacités, comme son rendement scolaire (Bandura, 1986; Bouffard, Markovits, Vezeau, Boisvert & Dumas, 1998; Harter, 1999). Il en serait ainsi des informations issues de la comparaison de sa per- formance avec celle des pairs (Bandura, 1977, 1986; Bong & Skaalvik, 2003; Buunk, Kuyper & Van der Zee, 2005; Festinger, 1954; Marsh, 1987; Ruble & Frey, 1987; Wood, 1996). Bandura (1986) considère même que la comparaison sociale est, après les expériences personnelles de réussites et d'échecs, la seconde source d'information en importance dans le développement de la perception de sa compétence. Cependant, sauf exception (Butler, 1998), la plupart des études rapportent qu'avant 7-8 ans, l'auto-évaluation de sa compétence est peu affectée par la comparaison sociale (Aboud, 1985; Boggiano & Ruble, 1979; Cremeens, Eiser & Blades, 2007; Ruble, Eisenberg & Higgins, 1994).

Selon Bandura (1986), l'observation d'un pair qui réussit ou qui rate une tâche fournit à la personne un standard de comparaison pouvant la renseigner sur sa propre capacité de réussir ou non cette même tâche. Pour que cette situation soit informative, la personne doit considérer avoir des capacités semblables à ce pair. Voir réussir une personne jugée supérieure à soi n'apporte aucune information utile, alors que la voir échouer laisse présager qu'il en sera sûrement de même pour soi. Inversement, voir une personne jugée inférieure à soi réussir rehausse notre sentiment de réussite, alors que la voir échouer apporte peu d'information. Enfin, observer une personne jugée semblable à soi réussir ou échouer nous conduit à anticiper un résultat similaire : en cas de réussite, son résultat a un effet positif sur notre perception de compétence, et, en cas d'échec, un effet négatif.

Selon plusieurs auteurs, le motif ou le besoin auquel répond la comparaison avec autrui conduirait à choisir comme cible soit un pair relativement semblable à soi, appelé « cible latérale », soit un pair jugé meilleur que soi, « appelé cible ascendante », soit un pair jugé moins bon que soi, appelé « cible descendante » (Chanal & Sarrazin, 2007; Collins, 1996; Dumas, Huguet, Monteil, Rastoul & Nezlek, 2005; Goethals & Darley, 1977; Suis, Martin & Wheeler, 2002; Taylor & Lobei, 1989; Wills, 1981; Wood, 1996). …

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