Academic journal article Canadian Journal of Behavioural Science

Prédicteurs De la Pratique De L'activité Physique Chez Des éTudiants Du Collégial

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Prédicteurs De la Pratique De L'activité Physique Chez Des éTudiants Du Collégial

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Étude des facteurs prédicteurs de la pratique de l'activité physique chez des étudiants du collégial

Il a été montré à maintes occasions que la pratique régulière de l'activité physique procure des avantages sur la santé (Blair, Cheng & Holder, 2001). Des preuves scientifiques appuient le fait que la pratique régulière de l'activité physique apporte des avantages pour la santé cardiovasculaire, la prévention du diabète de type II et de certains types de cancer (Haskell et al., 2007; Warburton, Nicol & Bredin, 2006). On rapporte aussi ses effets positifs sur la santé mentale et son rôle préventif face à la dépression (United States Department for Health and Social Services, 2000). À la fin des années 90, il y avait environ 48 % des jeunes âgés de 12 à 19 ans qui pratiquaient suffisamment d'activités physiques pour en retirer des avantages sur le plan de la santé (Craig, Cameron & Paolin, 2004; Duncan, Duncan, Strycker & Chaumeton, 2007). Cependant, c'est lors du passage à l'âge adulte que le niveau chute de façon draconienne. Une étude réalisée dans la province de Québec montre qu'à cette période transitoire le déclin est considérable; le pourcentage de personnes suffisamment actives chute à environ 25 % (Nolin & Hamel, 2006). Des études similaires montrent que le niveau de pratique d'activités physiques est en baisse chez les jeunes âgés entre 17 et 25 ans (Aamio, Winter, Peltonen, Kujala & Kaprio, 2002; Buckworth & Nigg, 2004; Duncan et al., 2007). Parallèlement à ce constat, on rapporte que le niveau de condition physique global connaît une diminution non négligeable chez les jeunes adultes âgés de 17 à 25 ans (Chiasson, 2004). On rapporte des résultats similaires dans des collèges américains, où la capacité aérobie et la composition corporelle des étudiants baissent significativement (Pribis, Burtnack, McKenzie & Thayer, 2010). Keating, Guan, Pinerio et Bridges (2005) rapportent qu'aux États-Unis, 50 % des collégiens sont inactifs, ce qui constitue une préoccupation importante en matière de santé des populations. Une étude réalisée au Canada a montré que les coûts rattachés à l'inactivité physique et à une piètre condition physique sont considérables, s'élevant à plusieurs millions de dollars (Katzmarzyk & Janssen, 2004). Il apparaît donc important de se pencher sur les éléments favorisant le maintien ou l'augmentation de la pratique d'activités physiques chez les jeunes.

La théorie du comportement planifié

La théorie du comportement planifié (TCP) a été utilisée à maintes reprises pour étudier différents comportements de santé (Ajzen, Albarracin & Homik, 2007; Ajzen & Fishbein, 1980). Dans le domaine de l'activité physique, on rapporte que la TCP contribue de façon satisfaisante à prédire la pratique d'activités physiques parmi diverses populations (Armitage & Conner, 2001; Godin & Kok, 1996). Tel qu'illustré à la Figure 1, cette théorie postule que l'intention et la perception du contrôle sur le comThis portement sont les déterminants proximaux du comportement humain (Ajzen & Fishbein, 1980; Chatzisarantis, Frederick, Biddle, Hagger & Smith, 2007). L'intention comportementale, reflet des facteurs de motivation, indique l'intensité de la volonté d'accomplir les actions requises afin d'atteindre un but précis. Elle est elle-même déterminée par les attitudes à l'égard du comportement, la perception des normes sociales et la perception de contrôle sur le comportement (Chatzisarantis, Hagger, Biddle & Smith, 2005). Les attitudes sont définies comme les croyances affectives et cognitives d'un individu face aux conséquences associées à un comportement donné. La perception des normes sociales représente les pressions sociales ressenties par rapport au fait d'adopter ou non un comportement donné. Par exemple, ces pressions peuvent provenir des pairs ou des membres de la famille. Pour sa part, la perception de contrôle sur le comportement correspond à la perception d'un individu relativement à la facilité ou à la difficulté d'adopter un comportement spécifique (Ajzen, 1991). …

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